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Peut-on acheter un bien immobilier en Bitcoin en France ?

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Peut-on acheter un bien immobilier en Bitcoin ? Ce que dit la loi

Pourquoi la question revient de plus en plus souvent, surtout à Paris

Le marché parisien a une particularité : il concentre à la fois des biens rares, des budgets élevés et une clientèle variée, dont une partie détient déjà des actifs financiers diversifiés. Dans ce contexte, les cryptomonnaies ne sont plus un sujet de curiosité : elles sont devenues, pour certains profils, une composante réelle du patrimoine.

Il y a aussi une logique psychologique très simple. Quand une personne a réalisé une forte performance sur un actif numérique, elle peut vouloir “cristalliser” une partie de cette valeur dans un actif tangible, stable, et compréhensible : l’immobilier. À Paris, cette idée est renforcée par la perception de sécurité patrimoniale des quartiers centraux et des biens de qualité.

Enfin, certaines transactions se font dans des délais courts : opportunité rare, bien “coup de cœur”, concurrence entre acheteurs. Certains acquéreurs espèrent qu’un paiement en Bitcoin permettrait d’aller plus vite. En France, la vitesse est possible… mais elle dépend surtout de la préparation du dossier et de la preuve des fonds, bien plus que du support monétaire.

Ce que “payer en Bitcoin” signifie réellement en pratique
Quand un acheteur dit “je veux payer en Bitcoin”, il peut vouloir dire trois choses différentes, et c’est souvent là que commence la confusion.

La première, c’est financer l’achat grâce à une conversion de Bitcoin en euros. Concrètement, l’acheteur vend une partie de ses cryptomonnaies, récupère des euros sur un compte bancaire, puis achète le bien de manière classique. C’est le scénario le plus courant et le plus “compatible” avec une vente immobilière standard, à condition que la traçabilité des fonds soit solide.
La deuxième, c’est payer une partie du prix via une organisation où les cryptomonnaies sont converties au moment de la transaction (souvent via un intermédiaire spécialisé), de manière à ce que le vendeur et les intervenants soient payés en euros. Là encore, l’idée n’est pas que le notaire “reçoive des Bitcoins”, mais que la transaction aboutisse à un paiement en euros, avec une origine de fonds en crypto correctement justifiée.

La troisième, plus rare et plus délicate, serait un paiement direct en cryptomonnaie entre acheteur et vendeur. Sur le papier, deux parties privées peuvent s’entendre sur une contrepartie. Mais dans une vente immobilière française, la présence du notaire, les obligations de vérification, la comptabilité de l’étude et le paiement des taxes en euros rendent ce scénario très difficile à sécuriser en pratique.

Ce qui est possible légalement… et ce qui bloque dans une vente classique
Sur le plan du principe, acheter un bien en France avec une origine de fonds issue de la vente de cryptomonnaies est légal, sous réserve de respecter les règles fiscales et les obligations de transparence.

Ce qui bloque le plus souvent n’est pas la “légalité” au sens grand public, mais la capacité à démontrer clairement l’origine des fonds et à réaliser un paiement conforme au circuit immobilier français. Dans une vente, l’argent doit être versé dans des conditions sécurisées, traçables, et acceptées par les acteurs (notaire, banque du vendeur, éventuellement la banque de l’acheteur).

Autre point souvent oublié : les droits de mutation et frais liés à l’acte doivent être réglés en euros, même si l’opération est structurée autour d’une conversion de crypto. C’est un élément très concret de budget et de calendrier.

Enfin, même lorsque le vendeur est “open”, la question n’est pas seulement l’accord entre particuliers. Il faut que la transaction soit sécurisée juridiquement et financièrement, ce qui impose une discipline documentaire.
Le rôle du notaire : sécurité de l’acte et traçabilité des fonds
En France, le notaire n’est pas un simple témoin : il sécurise la vente, encadre le paiement, collecte des informations, et exerce un devoir de vigilance sur l’opération. C’est encore plus vrai lorsque l’origine des fonds est atypique ou complexe.

Dans les dossiers où l’origine des fonds provient de cryptomonnaies, la demande la plus fréquente n’est pas “montrez votre portefeuille”, mais : “expliquez le parcours des fonds”. D’où viennent les actifs ? Par quelles plateformes sont-ils passés ? À quel moment ont-ils été convertis ? Sur quel compte sont-ils arrivés ? Quel est le justificatif bancaire correspondant ?

Les autorités et les professionnels rappellent régulièrement que les opérations impliquant des crypto-actifs peuvent être considérées comme plus risquées en matière de fraude et de blanchiment, ce qui renforce les exigences de vérification.

Dans la pratique, un notaire ne “refuse” pas par principe un acheteur qui a gagné de l’argent via Bitcoin. En revanche, il refusera une opération si la traçabilité n’est pas claire ou si les documents ne permettent pas de sécuriser l’origine des fonds.

INTRODUCTION

Il y a encore quelques années, la question paraissait marginale. Aujourd’hui, elle revient régulièrement dans les échanges entre acheteurs, vendeurs, investisseurs et même familles : “Est-ce que je peux acheter un appartement avec mes Bitcoins ?” À Paris, où les montants sont élevés et où une partie des acquéreurs est internationale ou très patrimonialisée, la demande est encore plus visible. Certains veulent acheter un pied-à-terre, d’autres sécuriser un capital, d’autres encore diversifier sans repasser “pleinement” par les circuits habituels.

La réponse courte est simple : oui, une opération immobilière peut être réalisée avec une origine de fonds en cryptomonnaie, mais non, ce n’est pas un paiement direct comme on l’imagine dans la plupart des ventes. En pratique, tout dépend de la manière dont on structure l’opération, de la capacité à prouver l’origine des fonds, et de la compatibilité avec les exigences bancaires et notariales.

L’objectif de cet article est de clarifier ce qui est réellement faisable en France, ce qui est compliqué, et surtout comment éviter les blocages classiques. Sur le terrain parisien, les dossiers “crypto” qui aboutissent sont presque toujours ceux qui ont été anticipés très tôt, avec une méthode et un calendrier clair.

Les solutions concrètes utilisées aujourd’hui par les acheteurs

Convertir en euros avant l’achat, puis acheter classiquement
C’est la méthode la plus simple. L’acheteur vend ses crypto-actifs, récupère des euros sur un compte bancaire à son nom, et finance l’achat comme n’importe quel acquéreur. L’essentiel, ici, est la documentation : relevés, confirmations de vente, historique, preuves de virements, cohérence entre montants.

Structurer une conversion encadrée proche de la date d’acte
Certains acheteurs veulent réduire l’exposition à la volatilité. Ils structurent alors une conversion au plus près de la signature, avec un processus permettant d’arriver à un paiement final en euros, et une preuve claire du parcours financier .

Acheter via un montage patrimonial, mais en gardant un paiement final en euros . On voit aussi des opérations où l’acheteur passe par une structure patrimoniale (par exemple pour organiser une détention), tout en conservant la règle de base : à la fin, l’acte et les taxes se règlent en euros, avec une origine de fonds justifiée.

Dans tous les cas, il est utile de retenir une idée : en immobilier, la réussite dépend rarement de “la monnaie”, mais presque toujours de la préparation et de la conformité du parcours de fonds.

Fiscalité : le point que beaucoup découvrent trop tard
C’est souvent le moment de surprise : convertir des cryptomonnaies en euros peut déclencher une imposition sur la plus-value. Autrement dit, même si l’objectif est d’acheter un bien, la conversion peut être considérée comme un événement fiscal. En France, la documentation notariale rappelle notamment la taxation des plus-values lors de la conversion utilisée pour financer l’achat.

Dans la pratique, cela signifie qu’un acheteur peut se retrouver avec un budget “théorique” (la valeur en Bitcoin) et un budget “réel” après fiscalité. À Paris, où l’apport est déterminant, cette différence peut changer la faisabilité du projet, ou imposer une conversion plus importante que prévu.

Un autre point important : les frais liés à l’acte et à l’acquisition doivent être provisionnés en euros. Même si l’on finance le prix via une origine crypto, il faut anticiper le besoin d’euros pour le calendrier de la vente.

Enfin, la fiscalité n’est pas seulement “un pourcentage”. Ce sont aussi des obligations déclaratives et un besoin de justificatifs cohérents. L’acheteur qui anticipe cette partie évite des blocages tardifs.
Les risques et points de vigilance spécifiques au marché parisien
À Paris, les ventes sont souvent rapides quand un bien est bien placé et bien priced. Mais cette rapidité ne pardonne pas les dossiers mal préparés. Un acheteur qui arrive avec une origine de fonds complexe et des justificatifs incomplets risque de perdre le bien au profit d’un acquéreur plus “simple” à sécuriser.

La volatilité est un autre risque concret. Entre l’offre acceptée et la signature, il peut s’écouler plusieurs semaines. Si l’acheteur compte sur une valeur en Bitcoin non convertie, une variation de marché peut fragiliser le plan de financement à la dernière minute. La bonne approche est de réfléchir à un calendrier de conversion cohérent, en lien avec les étapes de la vente.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer l’effet “banque”. Même si l’acheteur achète comptant, le vendeur a souvent une banque, et les virements importants peuvent déclencher des contrôles. La clarté documentaire protège l’acheteur autant que le vendeur.
Les erreurs fréquentes qui font échouer une opération
La première erreur est de penser que l’on peut “s’arranger” avec un paiement direct en crypto, sans préparer le circuit de paiement et sans documents. Dans une vente immobilière française, c’est rarement sécurisable.

La deuxième erreur est d’anticiper trop tard la fiscalité. Certains acheteurs calculent leur budget sur la valeur brute en crypto, puis découvrent que la conversion et les taxes réduisent la capacité d’achat.

La troisième erreur est de ne pas préparer la preuve de parcours de fonds. Or, ce n’est pas une formalité : c’est souvent le point central du dossier.

Enfin, beaucoup sous-estiment les délais. Une vente immobilière est rythmée par des étapes (compromis, collecte de documents, signature). Si l’acheteur doit “reconstruire” son historique au dernier moment, il perd du temps… et parfois le bien.
Bonnes pratiques observées chez les acheteurs qui réussissent
Les dossiers qui se passent bien partagent souvent les mêmes réflexes.

D’abord, l’acheteur annonce le sujet dès le départ, dès les premières discussions, au lieu de l’évoquer à la fin. Cela permet d’éviter les surprises et d’aligner tout le monde sur le calendrier.
Ensuite, il prépare un dossier simple : preuves de détention, justificatifs de conversion, relevés bancaires montrant l’arrivée des fonds, cohérence des montants et des dates. Le but n’est pas d’en faire “trop”, mais d’être limpide.

Il anticipe aussi le budget en euros (acte, taxes, frais divers) et prévoit une marge de sécurité. À Paris, cette marge est souvent ce qui évite les décisions précipitées.

Enfin, il se fait accompagner par des professionnels qui ont l’habitude des dossiers patrimoniaux complexes. Cela ne rend pas l’opération “magique”, mais cela la rend plus fluide et surtout plus sécurisée.
Ce qu’il faut retenir :
Acheter un bien immobilier “en Bitcoin” en France est une formule qui prête à confusion. Ce qui est généralement possible, c’est d’acheter en euros avec une origine de fonds issue de cryptomonnaies, à condition d’anticiper la fiscalité, de préparer la preuve des fonds et de respecter les exigences de sécurité propres à une vente immobilière.

À Paris, où les transactions peuvent être rapides et les montants élevés, la réussite d’un dossier repose sur une règle simple : tout ce qui est flou ralentit, tout ce qui est clair sécurise. Pour un acheteur, l’enjeu n’est pas seulement de “pouvoir payer”, mais de pouvoir payer dans un cadre parfaitement sécurisé. Dans les opérations patrimoniales plus atypiques, l’accompagnement par des professionnels habitués à ces configurations permet souvent d’éviter les blocages et de transformer une intention en achat réellement réalisable.

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Publié le 08/01/2026 par

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